Chroniques de Jérusalem, ou comment vivre un an en Israël en seulement une semaine.

Visiter chaque pays du monde, m’imprégner de chaque culture, découvrir chaque différence… Tel est ce qui me fait avancer dans la vie ! Seulement, effectivement, c’est un projet de vie très ambitieux et surement voué à l’échec, mais il n’empêche !

Comme, pour le moment, certaines circonstances m’empêchent de bouger autant que je le voudrais, je voyage par procuration. Grâce à des livres qui, par leurs écrits, leurs images, savent si bien transmettre l’atmosphère du pays dans lequel l’histoire se situe, la relation avec les locaux…

Chroniques de Jérusalem

Chroniques de Jérusalem, roman graphique de Guy Delisle fait partie de ces ouvrages que l’on ne peut refermer qu’une fois terminés. Et encore, l’univers créé nous hante longtemps après la dernière page. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, que ce roman graphique a reçu le Fauve d’or, en 2012, du Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême.

Mais que raconte donc ce livre ?

Comme son titre le laisse présager, c’est tout simplement Guy Delisle qui nous raconte son année passée à Jérusalem. Auteur de bandes dessinées, il a suivi sa femme, qui travaille chez Médecins Sans Frontières, envoyée pour un an s’occuper de gérer les médecins intervenant à Gaza.

Et, pendant une année, Guy Delisle va arpenter les rues de Jérusalem et ses environs, dans le but de faire des croquis, de tuer le temps, car il s’ennuie ferme dans sa vie « d’homme au foyer », comme il le dit.

Chroniques de Jérusalem

Ce n’est donc pas le récit d’un homme exalté que nous avons sous les yeux, mais plutôt celui d’un mari ayant suivi sa femme en Israël, mi-contraint, mi-content. Sauf que, par ses dessins, le rythme qu’il donne à ses écrits, Guy Delisle arrive à nous emporter dans son univers, à nous faire vivre avec lui tous les infimes événements de son quotidien, allant du spectacle de bagarres entre juifs et musulmans aux embouteillages quotidiens pour mener les enfants à l’école.

Chroniques de Jérusalem

Lorsqu’il s’ennuie, on ressent son ennui ; lorsqu’il se confronte à l’incompréhension des différences culturelles, on se sent aussi perdu que lui. A ses côtés, on découvre Jérusalem, ses paysages, ses monuments, mais aussi la complexité de son histoire.

Chroniques de Jérusalem

Ce récit a donc le mérite de nous faire voyager en Israël, mais surtout de nous faire ressentir l’atmosphère de la vie quotidienne d’un expatrié. On se sent comme expatrié à notre tour dans cette ville-berceau de la civilisation. Ce roman graphique nous permet également de prendre du recul face à la situation actuelle (certes, vue sous les yeux d’un occidental) et de nous forger notre propre opinion. Et, après échange avec une amie rentrant juste de Jérusalem, on se rend compte que, tout ce qu’on a lu, se révèle être presque mot pour mot ce qu’a vécu cette amie ! C’est dire comme on est loin d’avoir totalement percé le mystérieux pouvoir des livres !

Alors, un conseil, plongez-vous dans ces Chroniques de Jérusalem.

Chroniques de Jérusalem

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